Je t'écris sous la palme où l'oiseau rouge pleure
Je t'écris au coeur du banian fermoir des illusions
Je t'écris pendu au Trois Salazes
Je t'écris un petit mot zézer qui me vent fou de l'est
Je t'écris le temps de la mémoire suspendue à nos opiums d'orgasme
je t'écris tu reviendras marcher sur l'océan
Je t'écris lèvres sur lèvres chuchotées sous l'orage
Je t'écris et la mangue minette se suce sur ton sein
Je t'écris à la peine des eaux dans la ravine des citronniers
Je t'écris car je ne sais où se pardonnent les absences consommées
Je t'écris à l'adresse des oiseaux de mer verticaux
Je t'écris je reviendrais au point du jour dire la chair de mon amour.
Publié par lorca à 15:24:54 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Etre celle féminine pluriel
La femme des audaces et des cultures spontanées
Cultures immédiates par la parole affranchie de la diatribe
Cultures des masculins pluriels
Savoirs être légère sans l'homme et réductrice de ses orgueils
Etre celle qui aime n'aime pas
La femme désirée sonnante trébuchante
Gainée de noir et d'ambre
Telle qu'il me fantasme et moi, morte- saison de veille
Un peu de la morsure des désillusions, l'homme tel qu'en lui même
Félon ou consophage, sollicitant des vérités qui ne viennent jamais
Etre celle qui reçois
Aimer dans l'indéfini du savoir
Culture du masculin singulier.
Publié par lorca à 17:54:15 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Renoncer à toi c'est comme ingérer un livre de Francis Meredeeth!
Renoncer à toi c'est comme brûler les étapes sur le chemin des bouddhas éventrés! !
Renoncer à toi c'est comme soumettre à la question l'enfant-cerceau abandonné!
Renoncer à toi c'est comme boire aux lèvres sinueuses de la mère d'Asclépios!
Renoncer à toi c'est comme brouter des palmipèdes en usinant une clef tournemaire!
Renoncer à toi c'est comme agiter du jésuite au dessus du tonneau de picre!
Renoncer à toi c'est comme marmonner le petit livre vert en jouissant dans Circé!
Renoncer à toi c'est comme éteindre la lumière dans le noir prè de feu!
Renoncer à toi c'est comme olé toréador ma corne si ca te jouis!
Renoncer à toi c'est comme pondre un oeuf dans le slip de Mathurin!
Renoncer à toi c'est comme ignorer que l'amour est une vaste étude de soi!
Publié par lorca à 15:51:22 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Infléchissement du couple
Tu me dis les sentiments dénutris la régurgitation des meubles
Le recracher des montres des plans de tables
Tu me dis l'inouie lassitude du corps qui baise en sédition
La colère qui ébouillante la porte entrebaillée
Infléchissement du couple
Je te dis les dîners révulsés deux assiettes qui se vident
Les intendances murmurées
Mes lèvres sont posées sur le dos de la main intime
Mes approximations laissent entrevoir une sortie par l'arrière de mon crâne
Infléchissement du couple
Tu me dis d'oser la décision la non compromission avec le mobilier et les murs
Je te dis qu'après la mutinerie des corps viendront les "prière de ne pas retenir"
Tu me dis d'aller ma déroute
Je te dis de dérouler l'échelle
Tu me dis de rouler vers la mer
Je te dis qu'à choisir je prendrais le train vers nuit
Tu me dis que lune le petit jour est déjà en déroute
Je te dis que le gras de nos esprits fouille dans le prochain crépuscule
Tu me dis tristes seront les mémoires de la table commune
Je te dis qu'hiver le serpentaire se noiera dans tes yeux
Tu me dis le baiser qui ne touche plus la chair
Je te dis que vivre est une sainte odeur de mourir toutes les nuits d'amour
Tu me dis l'accomplissement du matin que le silence féconde
Infléchissement du couple.
Publié par lorca à 19:15:58 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Le déjà souvenir d'une main qui se ferme
L'aube dans son cirage traine des scapulaires sur son dos affadit par la pluie
La blessure du ciel inspire tous les renoncements au vivre
Tu t'effaces avec le point du jour terne comme une caisse d'étoiles vide
Je marche sur les plaies de la forêt épongée
Je décapite un lis
Je m'enferre dans le lierre d'un mur qui épaissit les regrets et les songes
Le déjà souvenir d'une main qui se ferme
Les eaux en avalasse pèsent sur mon habit
L'auvent de nos nuits dissertes de baisers, effondré
J'entre dans la maison bue par le silence
Je tais le nom qui inspire la pièce toute en longueur
Je brûle la présence d'un livre qui te ressemble la cheminée se gave
Un ouvrage de vie une oeuvre sédiment et si poussière ce jour
Je ne sais de l'instant que son mémorial de mots chuchotés
Le déjà souvenir d'une main qui se ferme.
Publié par lorca à 19:10:28 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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