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Tripes retournées.... | 11 décembre 2009

Tripes retournées.........à quelle heure la balancelle reviendra t'elle porter les amoureux sur ses planches vieilles cloutées?

Coeur gerbé sur les joncs atrophiés.........un petit tour au lac chérie pour ton ultime bain?

Le ventre vomit dans les allées gravillonnées..........quelques pierres à ton cou pour dire qu'aimer est une phase d'efforts partagés

En oeil exorbité.........tu témoignes du ressort de ma passion pour ce que tu représentes de moral

En oeil énuclée..........voir n'est pas l'intelligence et tu sais combien à l'ombre de ton regard gauche la petite cuillère est une signature argentée dans un monde de poissons lanternes

Avoir rendu ses entrailles en pleine tempête de tambouille de jus de......certes mes illusions sont délabrées certes je nage dans la soupe ingérente certes je revomis des nocturnes contrefaits certes tu sais les innombrables festins de ma vanité

 

Publié par lorca à 11:19:57 dans montestaure | Commentaires (0) |

Grande pénétration..... | 10 décembre 2009

Grande pénétration dans le silence on fume sur l'établi des découpes de poules écaillées qui offertes en séquence de clown sucé abreuvent en l'aspirant le tantale supplicié par la bouche cohérente entre ses lèvres posées sur le sommet de la girouette bouquetine gravit par les dents et par le palais façon rouleau de printemps déroulé en masse le long de la pente de peau au mousquetons grégaires que saisit à la hâte une parnassienne allumée pressée d'aller à la soupe de filaments sur le corps offert en excitation à son anubis. 

Publié par lorca à 18:10:07 dans montestaure | Commentaires (0) |

Si rien écrire était t'écrire.... | 08 décembre 2009

Si rien écrire était t'écrire je serais épistolière de ma douleur

Je fanerais aux saisons d'ivresse une bouteille dans le placard

Je dormirais sur mes seins étranglés chenus sous leur papier imputrescible

Je souperais au coin de table en m'invitant à mourir toutes les nuits

Si rien écrire était t'écrire je soignerais mes encres morbides

Je dessinerais des arbres incendiés où tu pendrais avant de brûler

J'esquisserais la Raison en forme de trou grignoté par son ennemie la Colère

Je contournerais la ville impatiemment tardive au rendez-vous des vacuités

Si rien écrire était t'écrire je jouerais à être un voyage de cercueil

Je grandirais dans le ciel sombre en ramant sous ses orages

Je m'arracherais à la tâche frontale bleue subsistant comme un cor étranger

J'écrirais sur le ventre de la tempête.......qu'elle te poursuive au bord de l'étang

Si rien écrire était t'écrire j'irais dormir près de toi sur l'eau étale de nos lacs

Je dormirais si bas que ta main instinctive remonterait sur toi mes lèvres ouvertes écarlates

J'irriguerais tout en longueur les arcs de ta peau palpitée

Je jouirais en silence mes fluides condensés en secondes de jet

Si rien écrire était t'écrire je n'existerais comme femme qu'à chaque mort renouvelée.

Publié par lorca à 20:44:31 dans montestaure | Commentaires (0) |

Madame à cheval vous sommez.... | 07 décembre 2009

Madame à cheval vous sommez les hommes de se soumettre

Madame sur vos arçons vous engagez l'homme sous le joug de votre désir

Madame vus clochepiez l'autre nuit entre la nuée de rires qui se moquaient

Et le drain d'alcool qui vous mena aux rives bornées de l'aurore

Madame sur votre selle vous avez coursé des garçons mal fagotés d'écurie

Ils eurent bien des services à vous rendre sous la paille que vos yeux aveuglés trièrent entre leurs cuisses

Madame votre alezane fût montée par l'irréductible culotté sans nom le Cavalier du Fleuve 

Vous souvenez vous de ses crochets entre les jeux de peaux et les muscles en saillies?

Madame vous exténuiez même les palefrois si dignes d'être humiliés

Vous avez réinventé "l'idéologie du sac de reins" à force de pousser votre pion dans les chais

Madame ne craignez pas d'aimer de boire d'humer de rire et de courir 

Vous chevauchez les nues sur lesquelles les hommes n'ont de cesse de braire

Madame vous cravachez cinglez le cuir des hobereaux

Ils détalent en frétillant à la fraiche lunaire pétris dans leurs carrés de foin

Madame s'il est un trait marqué de votre puissance je choisis la passion 

Au service de la monte les hommes hennissent pour la dernière saison d'équitation.

 

Publié par lorca à 19:58:24 dans montestaure | Commentaires (0) |

Sa tête baigne dans le spume... | 07 décembre 2009

Sa tête baigne dans le spume de ses réseaux inondés

Il vagit effondré sur le bord du lit en rade sur l'abord d'une femme partie

Il étouffe quelques secondes en chenillant autour de ses chaussures

Sa tête baigne dans les tuyaux brûlants plein d'huile cérébral

L'ombre lente d'une femme se déplace dans la chambre magistrale

Il sait d'elle qu'elle fût passagère sous les draps

Sa tête baigne dans le liquide épais de la peur

Il fusionne avec ses blessures s'agrippe à l'une d'elle percluse sous son crâne

La femme en éclairage le traverse en badinant avec un enfant qui sourit.

 

Publié par lorca à 15:54:25 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















oh les yeux....

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