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Journée grise sur le port.... | 03 décembre 2009

Journée grise sur le port des transactions d'oubli

Je cherche un ruisseau qui mène à la mer

Je cherche sans te nommer les ombres bleues qui te ressemblent

Tu es venue sur un nuage apothicaire

Tu a pris le vent ascendant

J'ai pris le temps de me maudire soustrait à la marée légère de tes mots

L'oubli est gris sur le port des abréviations

Je suis un matriculé océan 

L'insignifiant caboté de lame en lame 

Et pour parfaire le voyage des charges accablantes

Je porte sans te nommer le poids de tes baisers défunts et résurgents.

Publié par lorca à 11:30:01 dans montestaure | Commentaires (0) |

Longtemps horizontaux ils s'asseoient.... | 03 décembre 2009

Longtemps horizontaux ils s'assoient sur les plumes et se refont mimine

Courbés en demi lune éclairée par la grâce d'une entreprise de gymnastique

Quasi cassés sur le pucier des vannes ouvertes ils se mouillent muqueuses

Penchent à l'avant proue des inserts 

Tombent à l'arrière gare des trains d'humérus

Chancellent c'est si bon de trainer un peu le soir sur le lit des abats-jouis

Et fragiles en extension se replongent à la raide comme des sautoirs de poutre

Plongés dans la synthèse des sexes et de leurs auxiliaires les doigts

Sautés aussi longtemps que la nuit finira par se confondre avec le jour

Petite matinée au magasin de ressorts et de bondes.

Publié par lorca à 11:02:16 dans montestaure | Commentaires (0) |

L'obole d'un pardon.... | 02 décembre 2009

L'obole d'un pardon tu patines dans le jardin au moment du thé 

tu es venu pour te dédire tout en mensonge sous la dune de soleil hésitant

tu chuchotes plus que tu ne dis les mots qui te piétinent acidulés

tu coures la honte au frais de mon visage qui te traverse épuisé

l'obole d'une rémission la suspension des errements

tu es en supplique de mots de mes lèvres de mon cou qui se tord en achevant le thé

tu saisis ma main qui se rebrousse se tanne d'une peau desquamée par la violence de l'instant

tu heurtes le coin de table qui siffle comme le trille d'un oiseau mourant

l'obole d'absolution je régurgite une montre cassée dans mon ventre banni

tu sais de la table qu'elle ne supporte plus la main gauche qui m'a tant fait saignée

tu entames la négociation des renégats des brutes qui se couchent de ces hommes indignes 

tu sais si peu de la parole et tu sais si peu des lézardes de mon âme

l'obole d'une demande en grâce je ne suis plus la justice de tes oublis 

le thé étouffe sur sa soucoupe je me lève sur la dune de mes commencements.

 

Publié par lorca à 15:06:50 dans montestaure | Commentaires (0) |

L'obole d'un pardon.... | 02 décembre 2009

L'obole d'un pardon tu patines dans le jardin au moment du thé 

tu es venu pour te dédire tout en mensonge sous la dune de soleil hésitant

tu chuchotes plus que tu ne dis les mots qui te piétinent acidulés

tu coures la honte au frais de mon visage qui te traverse épuisé

l'obole d'une rémission la suspension des errements

tu es en supplique de mots de mes lèvres de mon cou qui se tord en achevant le thé

tu saisis ma main qui se rebrousse se tanne d'une peau desquamée par la violence

tu heurtes le coin de table qui siffle comme le trille d'un oiseau mourant

l'obole d'absolution je régurgite une montre cassée dans mon ventre banni

tu sais de la table qu'elle ne supporte plus la main gauche qui m'a tant fait saignée

tu entames la négociation des renégats des brutes qui se couchent de ces hommes indignes 

tu sais si peu de la parole et tu sais si peu des lézardes de mon âme

l'obole d'une demande en grâce je ne suis plus la justice de tes oublis 

le thé étouffe sur sa soucoupe je me lève sur la dune de mes commencements.

 

Publié par lorca à 15:05:22 dans montestaure | Commentaires (0) |

Un homme dans la rue se méprend... | 01 décembre 2009

Un homme dans la rue se méprend au passage d'une femme dans la rue

Il souscrit au regard de l'alliage d'obsidienne et de bronze

Les yeux de celle qui sans mobile se détachent de la foule de vêtements

Un homme dans la rue aperçoit une femme pleine de visages cerclés de tuiles rouges

Il s'anime pêche un peu dans ses poches malaisé au milieu du boulevard de halage

Le haut du corps de celle qui inventive se hisse au dessus de la foule pourtour

L'homme dans la rue hèle une femme avisée de l'arrivée du soir sur la ville nombreuse

Il esquive une tonne de peur coulée d'un homme assis

Il manque de crouler sous les talons d'un tapissier hébété

La femme dans la rue se disperse siphonnée par les rues adjacentes huileuses prostrées

L'homme trébuche dans son allant dédié à la silhouette de la femme qui dissimule des portes dans son giron

L'homme ouvre son manteau de fenêtres et saute par l'une d'elles en plongeant en avant les cygnes sacrifiés

L'homme sous les roues d'un cheval pressé s'éteint

Une femme dans la rue le plonge dans le délice.

 

Publié par lorca à 19:25:03 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















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