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C'était hier, le chant obturé.... | 12 septembre 2009

C'était hier, le chant obturé des fontaines...., nos doigts en entrelacs pour mieux soupirer les distances d'entre les mots

L'eau, une musique étaminée, le feutré d'un baiser qui tombe entre les lèvres

Nous étions comme à la jouvencelle mais si prégnants de nos doutes, apparence des rires

Nous avions vieilli sur les cendres de la ville, sur le renoncement au dormir, une fonderie tonnante ancrée entre nos lits

L'adieu aux larmes, l'écroulement du sang, n'être au fond que l'humanité des virgules l'instant du retrait, l'adieu aux larmes, renoncer au doute nous n'avions plus la force de nommer l'insuffisance de nos regards.

C'était hier, le chant clos des fontaines...., nos doigts saisis sur le sel des solitudes quand l'amoindrissement des pas hurlent avec l'extinction de la parole.

Publié par lorca à 20:10:08 dans montestaure | Commentaires (0) |

Parole de pendu.... | 12 septembre 2009

Parole de pendu:

"Je ne déraisonne pas la mort, je la lessive, je la mine avec mes expositions de chairs et les oiseaux noirs qui me bougent. Je demeure à la croisée de ce chemin, privé de dignité et voué à un certain culte des voyageurs à pied qui, loin de s'éloigner par le champs attenant pour reprendre l'Ambert plus bas dans la vallée, se livrent à des attouchements, des acrobaties manuelles, des curiosités de bâton et de pointes de couteau (un morceau de pendu est prétendu votif voire miraculeux mélangé à de la bardane et décoction faite, bu d'un trait après complies et cloches lugubres).

Que disais je , je perds l'esprit, le vent me saoûle, je voudrais dépendre et aller d'un bon pas vers la ville mais de guerre lasse et crocheté ainsi, je demeure immortelle  carcasse aérienne et creux comme mangeoire offerte aux corbeaux et aux fantassins de Compostelle qui me dépiautent lambeau par lambeau.

Viendra l'usure des cavités et des peaux parcheminées, je partirais par la terre au pied de ma potence mais que vienne l'instant d'une femme miséricordieuse qui, loin de s'approcher de ma répugnante silhouette dévorée, m'enverrait un signe de mère à son enfant meurtri. Par les pleurs du pendu, entre les larmes du paria, j'ouvrirais alors le verrou des immortalités."

 

Publié par lorca à 04:10:28 dans montestaure | Commentaires (0) |

Le vent souffles toi... | 08 septembre 2009

Le vent souffle toi de là bas

N'arrêtes pas de geindre ourdis toi sous la pluie

Tisses les coins entre eux marches comme en prison

L'amnésie du remord tu peux aller ton sac

La dégradation de la ville qui te broie

Fous donc les encensoirs et les proses de prêtres

Révoltes les égouts croasses puisque tu pues

Concasses broies les étangs stagnants

Accables l'alcool des pauvres picoles les abattoirs. 

 

Publié par lorca à 20:02:43 dans montestaure | Commentaires (0) |

Voisine ma cantatrice.... | 08 septembre 2009

Voisine ma cantatrice crépusculaire meneuse de charriot à l'attelage d'hommes

Riveraine des corps emmaillotés ces larges d'épaules qui se froissent

Qui se plient qui se tordent ces gueules de hussards les pleureuses concupisces

Mitoyenne du lac neigeux ta langue sous le sérac de ventres asséchés

Le froid entre les cuisses ils se trouent en se fendant d'un chant glacial

Les hommes puissamment négligés régurgitent des pierres des calamines

Traversière des amonts mobile comme fuite au soleil cachée des onanistes

Voyage en fin de nuit sur les draps de l'orgie solitaire la photo d'une femme mourante.

Publié par lorca à 19:21:46 dans montestaure | Commentaires (0) |

Trou quand la panique.... | 05 septembre 2009

 

Trou quand la panique distille ses écroulements de chairs dans le sac de pieds coupés

Je est un silence qui sait les dictionnaires....

La faim était ultime utilisée comme poutre maitresse de la famine organisée

Je faisait semblant de réfléchir son spectre dans l'eau boueuse des carnages

Le savoir était grand tant il demeurait à l'écart des massacres

L'histoire dominait et je se formatait  à l'égard des puissants

Il voulait vivre ses années de repas et de livres il se cachait dans les ombrières du savoir

La mort toute occurente de ses fêtes et agapes distillait de la sève de cadavres

Je menait une lecture théorique des précipitations les pluies comme en soutien à la résistance

Le vulgaire d'une compromission intime le juste centre des lâchetés

Du dictionnaire un génocide d'un trou de mémoire une porte dérobée....

L'angoisse d'un instant je n'est pas locataire du trou son lit se dévisse

Il est l'aléa prophétique le livre antérieur à la mort il est celui qui tremble à l'abri des bourreaux.

 

 

Publié par lorca à 20:01:45 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















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