La peau retournée retour sur l'ile à fumer ma virgule échouée
Si longtemps éloigné là bas la mer asiate là bas le causse blanc
Là bas et ici dans mon ventre la tombe éclairé de mon père
Montagnes des savoirs nus les oeillets portent ton nom
Les cendres à l'infini dévoilées envolées le cheval qui parle
Les larmes dire que pleurer fraternise la terre
l'ile ma tranche ma tire d'aile
je dors si oiseau vertical si sable des émondés si fleur dans l'eau des crues d'alcool.
Publié par lorca à 21:15:16 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Pour qui vrouille le tapis percé aux tempes? Les géants craniques qui prirent leurs quartiers d'été sur les bords d'à foison le champs de pierres.
Pour qui stancent les gongs remués atones tremblés? Une armée de prophètes nomades sur la lande déchirée en la demeure d'Absalon.
Pour qui crêvent les corps céramiques là où les puits s'assoiffent? Un âne a vu la guerre et les morts, et les morts, et les morts qui devisent en se tenant les tripes.
Pour qui s'arracherait le coeur la patiente musicienne en bout de souffle sur ses lèvres fermées? Une harpe n'aurait pas vu tout doucement frémir les cordes d'un violon blessé agoniser dans la tranchée quatorze.
Pour qui se rénove la guerre et toutes les guerres abreuvées? Les hommes brisent de l'eau, ils passent devant le soleil en torturant leur ombre, à demeure l'abattoir.
Publié par lorca à 06:51:54 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
De Hong Konk la lumière sur la baie, l'alvéole des architectures, l'inoui silence au lointain imposé par la force des cubes et des trapèzes
S'approchant des écharpes verticales mon regard devient fou, jaune, épris brutalement, les iles comme des organes
En plongée dans le coeur d'une ville oxygénée par la mer, j'ai déjà la mémoire qui s'active, le désir de l'écrire ici au bord de l'eau, du verre et du béton
Un bâteau me porte de l'autre côté qui est le côté d'un même sens approfondi de la force des hommes
De Bangkok la masse des énergies, une étreinte urbaine brûlante, une faim de vie
Je caracole porté par le désir d'aller vers les nulles parts et les points d'ancrage de la ville, des lieux respirés comme des coeurs à cieux ouverts
La route sur ton corps comme noeuds des asphaltes et des ferrovières, comme le fleuve aux longues manches vertes
Et les hommes qui marchent qui roulent qui oeuvrent par les passages secrets d'un temple de vie indéfini qui m'expose à la nudité du savoir du Dieu allongé.
Publié par lorca à 07:50:46 dans montestaure | Commentaires (1) | Permaliens
Il est une nuit liserée de mots, anthracite du ciel
Nous n'avons pas décompté les étoiles mûres
Nous n'avons pas posé nos pas sur le vent, accent circonflexe
Nous n'avons pas ouvert la boite à jouets
Il est une nuit d'alphabet, chuchotement de l'horloge
Nous n'avons pas cheminé entre les grammes d'eau
Nous n'avons pas soufflé sur le thé de la montagne
Nous n'avons pas bu au verre remplit de vin noir
Il est une nuit où les mots ont respiré, luciole porte-clefs.
Publié par lorca à 15:39:03 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Mon prétérit se fâne
Le passé digère les ponts ocres cisaillés
Le rebours de l'histoire incendie l'escalier
Ma demeure en gigogne l'un dans l'autre mes souvenirs
Je flâne à l'intérieur de mes mémoires occipitales traitées d'impuissantes
Je sais qu'il est des saisons de bâteaux des saisons de quais nus
J'aurais voulu un instant obstiné me mettre au diapason des photographies
..........La couleur de ton eau de bain, de ta peau de bain, de tes lèvres de bain......
Le passé se sert au passage de la bouffe de larmes
Nourrir sa langue étrangère mon prétérit se gondole
Il est des rires qui ne renoncent pas à la mort de l'amour.
Publié par lorca à 16:02:58 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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