Tu fumes dandyne de tout ton long d'échafaud de jambes et de de doigts
Je craque une allumette, entre tes lèvres le sucre fond, ma langue en contusion
La blessure rémanente sous l'oeil réfractaire
L' assiette de ventres perfusés sangs, sueur et rires; cantiques des lunaires à deux regards de mentir
Tu t'audelà du coin de bouche, parole par parole oppressée, ne dire que les instants de chair
Ne rien dire de l'esprit ni du mot
Ivre puique ivres presque indescents nus ployés les corps en tuile perméable.
Publié par lorca à 10:54:58 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Je te havane la plage des oubliettes spirituelles
Qu'une promenade le long des Santiago archive d'aimer la ville
Plume fumée je baigne dans tes volumes d'alvéoles enceintes
Je, l'accouché, derrière le verre d'alcool, mon rhum dissert,
Plein la parole vacuite, l'inutile déplacement du corps ivre
Gueule dans la fumée du cigare détrempé la pluie l'aimée
La main sur le livre que partir sonne comme un ami des suds océans.
Adieu l'havane, boire anéanti, chuchotements solitudes.
Publié par lorca à 21:01:04 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
A jouer trop l'aspirateur vertèbral on se fait souffler le cul convoité,
Dès lors, pris entre deux temps d'essoufflement que la main onanique ne renoncerait pas à branler,
Tu renonces à agiter l'encensoir gauche, le petit troublé qui scande le corps désiré,
Mais renoncer n'a qu'un temps, tu repars sur tes arçons mon hue et dia à la foie d'âne bourriqué entendu sur la tranche de la vallée carressée,
Et tu ne regardes pas à la dépense de reins mon garçon tremblé par la queue ignée, oh comme c'est sifflet le prépuce ouvert et tutoyé par le vent.
A la rame et aux rameurs, à l'huisserie d'entre deux sombritudes, la révélation des coquillages, le mou et le dur prononcés du bout de la lèvre de chêvre, basse dans la fleur mouillée.
Aux rames les coursiers pénétrants, avalasses de spumes, de choux, de figues bleues,
Aux grandes fourrées les tamiseurs de peaux, les jouiteurs de cintres,
Tu n'en peux d'aspirer, de remasturber le vivre et l'aléa du désir qui te ronges.
Publié par lorca à 18:26:48 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Entre les corps d'avant cyclone..... Les draps qui moussent sous ton dos
Le mur qui se répend en incertaine rumeur de sel
Et le biais de la lumière avalée par le ventre en béat
La chaleur triangulaire housse les longueurs de peaux poissées sous les mains qui se chavirent les unes les autres
L'attraction liquides des langues fourmillantes épelées sur les lèvres cochères, déplacées avec lenteur
Puis remontent en surface les laits anciens attendus comme laits rénovés
Pris entre deux trois cuisses soulignées dirigées vers l'huis de la femme désirée venteuse
Que l'autre, l'homme, jouxté comme établi de pain tranché, avale précipité sans mémoire sans précis chuchoté
Qui, parmi les cyclones, pousse proue sa verge mâteuse dans les anneaux ouverts
Les ingestions de muscles séreux alors que fenêtres et murs s'écroulent sous le vent coïtal venue de l'océan.
Publié par lorca à 11:05:41 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Machine à traite, ici nous nous souvenons.
Machine à traite, l'esclavage en affleurement, le démembrement des hommes noirs.
Machine à traite, un vingt décembre seize fois décimal.
Machine à traite, La Réunion, terre de mémoire.
Machine à traite, à la fleur de peau ciselée, cristallisée par le cri.
Machine à traite, redire les Afriques, les Madagascars, les esquifs de corps à l'abandon.
Machine à traite, tu pleures mère des enfants retranchés à la vie, sous l'arbre tu perdis ton nom.
Machine à traite, l'ossuaire des silences, à peine respiration.
Machine à traite, que le marron soit parmi nous, digne de son nom recouvré.
Machine à traite, que ton nom te soit restitué.
Publié par lorca à 18:04:44 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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