Rentré du ban des agonies,
Le lit loutre m'a vidé, oublié que je fus sur cet esquif de planches à cloutes dans les reins
Reclus depuis la dernière lune où rampant, j'ai avalé la falaise de poussières,
Toujours renoncé et toujours repris comme ventre sous le boutoir de l'autre corps.
Rentré du ban des agonies,
Je peine à respirer parmi les livres, eux qui savent bouillir les sangs et transfuser les encres mortels.
Publié par lorca à 05:33:55 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
L'amour est il circonflexe, interroge t'il le silence moiré?
Fait- il noir en amour?
Je rassemble les lettres dédiées à ton coeur, sans compter celles qui ont voyagé l'autre nuit, à toutes les nuits abstraites, ailes d'oiseaux.
J'alphabétise mes solitudes, apprentissage de l'ombre, murmure du tétra chien, sa gueule de sang intentionnel, morsure ivoire alors que les plombs cèdent la chambre.
Fait- il noir en amour?
Trois pas pieds nus dans la pièce de viande, au ventre central des maux; chavirements de l'instinct, vacuité du corps à l'heure des grands piétinements du désir.
Publié par lorca à 16:10:11 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Tu quatre pattes exténué par la traque des fèves
Imitation de lémure, spectres à profusion.
Tu fouis comme hase le nez dans les recoins
Que les hommes ont semé hier soir de ces fayots
Tu frétilles comme queue de Pan au derrière de Cybelle.
Imitation de lémure, branleurs de salle à manger le coeur du haricot.
Tu rencontres tes dents posées sur le manger affolant
Tu avales sans sucer mécanique des estomacs
La fève ton trophée sur les hommes.
Publié par lorca à 16:08:08 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Dans la confusion priapée je ramasse le ventre d'une étagère de chairs
en varape sur le gland fuselé à la dérive dans la vulve d'anis.
Le manger d'amour est une épreuve bonhomme, presque fainéante,
il mélange rotules et coudes, fion d'asoif et foune des averses de rires,
c'est dire que les mots s'étouffent.
Dans la confusion d'érectons libres comme pommes à croquer
en glissade dans les anneaux ouverts, il est des entrées maussades,
des jarres de muscles étanches qui renaclent.
Grand trait de jus au jardin des zizouilles accouplées.
Publié par lorca à 16:04:19 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Poults collets à la minerve refroidie
ce que tu étrangles comme temps d'infortune
et ce que tu quiqui en défaisant ta panoplie de rainette.
Cul nu au cou nu tu fais ton bonnard à ras de raie galbée,
prince des habits en sautoir , enroulés comme serre-fesses
autour de ta tuyauterie d'aortes.
Et hop, tu farcis la grande dinde qui hennit, qui jouissis, qui pencouille au dessus de l'étal à soupirs,
la geste réputée fera ta renommée entre les mares coassées et les levis abaissés à l' envers de maitresse.
Publié par lorca à 15:36:24 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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