La caresse, de grâce, pardonnez là,
intuitive, pardonnez là,
au ressort de chairs, incidente colonne de doigts, pluie d'ongles sur l'épaule,
pardonnez là, appliquée, posée comme papier peint de sang sur les lèvres pincées,
miteuse de la peau, passe-cartilages croquant, pardonnez là,
la caresse, pleine tripote à l'intérieur de la vulve annelée,
outre de sel, le quatre pattes processionnaire, à l'enfilée pardonnez là,
le pouce se mégarde comme la paume se fend, la caresse se disque,
lance-rein qu'elle accroche, les tortilles comme muqueuses sous la langue
pardonnez là, elle se rêve sous le dais de ton corps ,à l'étouffée,
pénétrée du gras des couleurs qui senlisent, ventouses et pigments,
pardonnez là, la caresse se plie et se fige, le corps se vide,
la main se courbe et doucement s'endort.
Publié par lorca à 16:36:24 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Lundi crapotin comme douche sur cheval veuf
Mardi l'encrasse dévore les planches de la scène Godot
Mercredi le pisse en l'air fait chuter des cadavres de rêves
Jeudi tu l'auras ma main dans le dos des oustes par la gare
Vendredi je te dirais la plainte du mouchoir et du prépuce
Samedi monsieur dérivera par lacheté et emballement des regrets
Dimanche à l'ouverture de la tombe un cheval veuf dira ses cinq versets.
Publié par lorca à 15:51:34 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
L'ivresse limpide quitte le corps tremblant effeuillé que le lit rejette par trois vagues de mains,
La carresse jadis aura teint la peau du jaune des iris, les yeux malades d'amour.
Je ne me résouds pas à quitter l'esquif de planches, les draps déployés comme les habits monastique du prêcheur d'absolu; ne repousse pas l'ombre qui te hante,
Demeures près de moi mon corps et ma sueur, tes mains triples sur ma nuque qui pincent,
Qui dérapent, qui mordent, l'outre nuit fondue dans l'alcool précipite la matière anéantie peau et chair abandonnées.
Je voudrais revenir à jadis l'océan de lèvres ouvertes,
Je voudrais revenir à jadis l'hymne des jouissances racinaires,
Je voudrais revenir à toi caresse triple des enfouissements.
Publié par lorca à 15:57:22 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Marmay enkor lé galé jetés loin, dan la mèr la boté mars su lorizon,
Marmay ou sant la délivrans, liberté,liberté
kom le pierre vol au dessus dé flots bleus.
Ou souvien ton momon parti derrièr la vie,
Ou pens a li, lamour de son zié,
Ses mains qui agrandis ton ker qui plèr et qui rit.
Publié par lorca à 15:10:11 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Le verre d'épandage gloup d'avinement se lève à l'est l'éculé
sur l'ancienne gloire de mes nocturnes se pressent les lassitudes broyées glingue à pédale
je tâtonne dans le bleu sombre de la veine cave des pinards éphémères
je rive mon corps au mur mitoyen de l'intime silence
alors presque alors ma pangée de chairs glisse atermoyante et larmes vers le confin de vin.
Publié par lorca à 18:25:40 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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