Il pleut l'autre déshabillé..... | 25 novembre 2009
Il pleut l'autre déshabillé qui compte ses ressorts
Il pleut n'entends tu pas les coins de la chambre réclamer une danse?
Il pleut l'autre déshabillée qui déculotte un abat-jour
Il pleut un fard devant tes yeux qui assombrit la nuit
Il pleut les corps se toussent se lèchent s'accoutument non
Il pleut des doigts sur les cous désanglés
Il pleut tout en silence pénétré par l'esprit de la clef
Il pleut la porte fermée l'ouverture des organes en compas
Il pleut tourne le sur le dos il cravache un cheval de bois
Il pleut tourne la sur le dos elle avale un piéton lessivé
Il pleut l'autre déshabillé en clair il se mitonne une vulve distante
Il pleut l'autre déshabillée en clair elle se missionne sur l'agenda de verge.
Publié par lorca à 19:43:33 dans montestaure
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Permaliens
Je reviens par la place équilibrée.... | 24 novembre 2009
Je reviens par la plage équilibrée sous les trois lunes crétines qui m'ont accompagné tout au long de ce voyage sans bagage ni ressentiment
J'ai déplacé des montagnes de choux et des aqueducs de vin pour venir a toi sans crépine autour du sexe sans tuyau enroulé à mon cou
Je viens tout nu de mes défauts de mes "racontes moi" de mes légendes un peu connes certes mais qui me firent roi au palais des estivaux de ruminants
Je reviens par l'évier chancelant coupant par les marais Trois Chiens soulards qui m'ont accompagné tout au long de cette errance d'eau sale sans bouée ni coupe de canard à trois palmes
J'ai remué des soupes de pinard et des abreuvoirs de cinéma pour venir à toi l'aimée sans fard sur le masque mortuaire sans grenouille morflée arpent après arpent
Je viens tout nu pour baiser des fromages des dentelles des "dis moi chéri" des entremets d'orange fixés à l'olivier de ton coeur et ses ramures de sel
Je reviens par la cave féconde buchée ses équations trébuchant dans les colis de viandes et des maisons sur pilotis désertées par les moules et les huitres sans yeux
J'ai crayonné à la hâte des esquisses de morts sur des murs visqueux sur des bateaux en transe sur des iles mascagnes oubliées dans ma gouttière
Je viens tout nu mutilé par l'exil rendu fou par l'ablation de mes rêves et la mise au clou de mes remords par absence de paix intérieure
Publié par lorca à 20:18:13 dans montestaure
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Permaliens
L'amour rendrait intelligent... | 24 novembre 2009
L'amour rendrait intelligent il faciliterait la fluidité des regards et la grâce des mots
L'amour rendrait limpide comme le brou il zigzaguerait entre les racines des arbres sans trébucher
L'amour ferait l'amour en toute décomplexion comme une signature de faussaire
L'amour ferait le tour des questions légères avec l'aplomb d'une harpiste palmée
L'amour conclurait toutes formes de déni à charge pour les cons de compenser leur perte en crédibilité par une puissante envie de sauter à la corde.
Publié par lorca à 11:45:58 dans montestaure
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Permaliens
Souviens toi il était six heures.... | 24 novembre 2009
Souviens toi il était six heures à la toquante lorsque le rire au fond de ta gorge vint cogner contre ma bouche rassasiée de ta langue
J'ai encore ce goût de sel entre mes dents tes lèvres pleines de jus ta gencive brûlante
Nos mains privées de vie allaient sur la montée des chevelures
Elles pensaient trouver la voie vers l'idée singulière que le départ de l'un ferait le bannissement de l'autre
Souviens toi il était sept heures à la montre lorsque le soir s'agenouilla au bord de la fenêtre
J'ai encore à l'esprit le devenir de nos regards en appeau hurlant les verbes nocturnes et les caresses de sable
Nos doigts en araignées se croisaient autour des ventres affamés
Ils s'ancraient à nos os en attente de nuit perçue comme une guerre pénétrante à l'intérieur du lit
Souviens toi il était huit heures à l'horloge distante
Souviens toi il était neuf heures souviens toi.
Publié par lorca à 08:57:04 dans montestaure
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Permaliens
J'irais vivre dans ton livre..... | 23 novembre 2009
J'irais vivre dans ton livre mon aimée
J'irais chercher de l'eau à la rivière de tes songes piétinant dans la boue de tes névroses
Je t'offrirais des fleurs exfoliées dans leur beauté malade
Je pencherais ma tête froide sur ton ventre nervuré
Je lècherais tes landes de peaux jaunes qui te marquent comme des brûlures
J'irais me déminer près de ton corps assis me laissant errer comme un trou des vacuités au bord de tes lèvres tordues
J'irais vivre dans ton livre aimé
Je poserais un verre sur ton chevet poussiéreux
J'irais boire près de toi en recrachant les mots remâchés cette nuit
Je prendrais soin de tes silences et de tes pleurs mités par les abus d'alcool
J'irais en agonie avec toi sur le dos et nous, parfaits dans nos étouffements
Je te donnerais une petite place dans l'assiette sale petite jour
J'irais vivre dans ton livre des aimés
Je dirais que les photographies ont fait le jeu du miroir non de la vérité
J'irais te dire la nausée inquiète de demain son cri en entonnoir
Je prendrais langue avec ta langue insane nos soumissions
Je te dirais qu'enfin les armoires sont vides nous pouvons y dormir.
Publié par lorca à 15:10:34 dans montestaure
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Permaliens
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