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Mentir autour de toi..... | 31 mars 2008

Mentir autour de toi en fabulant le désir, les mots ont bu à la cicatrice.

Je n'ai pas révolu la distance, ni la peur, ni l'espérance si ténue apparait elle,

tu as su tellement, au large de nos regards, dire les paroles millimitrées, les formes de dés implacables.

Je n'ai dit que l'autre réalité, la confusion des sentiments, le versant nu du doute qui aura vu rouler le corps défait de mon esprit.

Partir n'est pas mourir puisque partir souffre de l'absence.

L'exil du coeur est oeuvre de survie.

 

Publié par lorca à 15:21:38 dans montestaure | Commentaires (0) |

Vendredi tu feras rouler les..... | 28 mars 2008

Vendredi tu feras rouler  les catapultes de fruits dépulpés.

Samedi la montre s'arrache de la foule sonne l'heure.

Dimanche l'enfant mort dînera avec sa maman dans l'arbre où nul ne pleure.

Lundi l'outrancier se gondole en naviguant à vue sur le dos d'un pénitent fluvial.

Mardi un chien enfermé dans le jaune se calera le croupion dans le rouge d'un abattoir imprévu.

Mercredi hou hou la goule biaisera entre burnes à baldaquins et gaule arc boutée sous ses griffes.

Jeudi on se fait une tribale genre tu l'as vu mon cul planté de roseaux?

Publié par lorca à 14:51:19 dans montestaure | Commentaires (0) |

En pointillé sous la clef.... | 25 mars 2008

En pointillés sous la clef , le tour d'écrou sénesce répète ses abandons,

Il a vieilli avec le souvenir d'une passerelle, d'un temps de radeaux peuplés d'outres et de ventres

habités par le cri des plaisirs rénovés à chaque seconde nouée autour des intestins de l'âme amour.

Vrac des appels nocturnes, virages de labyrinthe.

En traits d'usure, par le parler mourir, et par l'enfin se taire,

Il renonce à déchever sa main gauche, son bord de lèvres qui sait écrire,

Il s'endort sourcier du silence.

 

Publié par lorca à 19:17:08 dans montestaure | Commentaires (0) |

Assis sur le masque de ta vulve.... | 23 mars 2008

Assis sur le masque de ta vulve,

l'oeillet pris en canal vertical à l'aplomb du muscle chamarré des sanglants,

la main croupière sous la fesse d'exercices

et la bouche ombrée près de tes lèvres mitées de mots; je prends le large sur ton corps.

Bassin flottant,

écumoir dans le sillage de ta peau,

éclipse de sperme,

vue prisme affabulé pendant qu'amour se défait.

 

Publié par lorca à 11:00:32 dans montestaure | Commentaires (1) |

Restes encore un peu.... | 18 mars 2008

Restes encore un peu sur le gras de la nuit,

Demeures comme moi , imparfaites ruminations nouées au pied du lit,

Restes , puisque dehors la pluie entrave l'obscur, puisqu'elle ne reviendra plus,

Demeures encore un peu, brêve la nudité, distillée la confiance,

Restes , comme moi en absence de crue, les larmes encaissées.

Demeurons puisque dehors le vent n'est plus la parole disserte des frissons.

Publié par lorca à 19:16:10 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















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