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Mon corps grand tassement.... | 23 novembre 2009

Mon corps grand tassement des os sur ton corps assemblé en fils et ligaments

Sur toi presque vidé tout en peau de légume

Harassé sur tes reins ouverts en déversoir

Confit sur ton huile pentue où je glisse éperdument taupé

Jusqu'à la soif qui me brûle et tes arcs en cuisse qui entrent dans mon bougeoir

Mon corps grand agrandissement des os sur ton corps prononcé majuscule

Sur toi en signature de doigts et de poignet tressés 

Penché sur tes domaines arrondis où je ne cesse de me perdre

Oh qu'ils sont doux les arpents nuitamment chuchotés par mes lèvres

Et la terrible horloge qui dégaze à huit heures

Partir grand tremblement sur la rue qui inonde mon ignorance des nuits

Je te sais si savante de tes amants achevés.

 

Publié par lorca à 08:45:34 dans montestaure | Commentaires (0) |

Partir est un verbe rustique.... | 21 novembre 2009

Partir est un verbe rustique il est les larmes révolutionnaires et des attentes de train

Partir demeure derrière le rideau il est la mémoire précise de l'absent, son pas dans l'escalier

Partir est une pénitence il renonce à l'humiliation annoncée

Partir tremble sur la route ses valises broient des clefs

Partir a aimé sur toutes les musiques il vénère la solitude

Partir appréhende la mort il cache sa paire de dés dans la main artificielle du silence

Partir est une étrange méditation il trouble les vivants lorsque ceux ci s'immobilisent à leurs fenêtres.

Publié par lorca à 22:03:34 dans montestaure | Commentaires (0) |

La vie air de flute..... | 21 novembre 2009

La vie air de flute accompagnée par la main coquine croisée sur le vélo des nuits de lune soupirée

Je te respire vingt ans de pédale autour de ton ventre jaune

La vie entre nous de fumées douces les espèces d'encensoirs les pipes à eau les bouts de cartons roulés

Je te respire vingt ans de langue sur le sable des plages atlantiques

La vie air de rire autour d'un dé roulé les yeux comme des allumes-jouissances sur la course du cube

Le chiffre était un alcool une signature expérimentée échue sur le trottoir ramassée et titubée

La vie jetée près de toi je n'ai pas souvenir de nos expérimentations de la drogue

Je te hume je te hasarde je t'oublie je te mégarde je t'innocence des traites de peaux de lits défaits

La vie trente ans j'ai bu avec toi l'amour et la théière en crachant des soleils corpulants

Je te fais l'écriture je te fais le livre des raisonnements je n'ai plus bu une goutte de flotte aminée

La vie les fonds de verres transparents liserés d'orge liquide et de verte jaune autre toxiques

je te fais le livre des quarante années de regards posés comme des culs sur le ventre du Gourd-soif.

 

Publié par lorca à 21:38:26 dans montestaure | Commentaires (0) |

Des odeurs de voitures où nous baisâmes.... | 21 novembre 2009

Des odeurs de voitures où nous baisâmes la ligne continue alors que nuit allait en contention avec nos consciences dissolues dans les toxiques et les mots nous roulions en agonie de l'infini vers la mer qui jamais ne nous vit les vagues intérieures bien souvent nous détrempèrent et nous ensevelirent par litres témoins de nos dérives à la nage de rires et de larmes longtemps après ils furent des pères titubants debouts nourris au trocson à l'apéro de campagne à la danse bourrassière et peu nous chaulait hier lorsque nous avons refait le monde à l'image de nos abrutissements et nos campagnes anti libérolves jouer ne nous était ni un tabou ni  une farce nous étions dans notre pied de chou de pavot nous ne comptions ni nos heures de délires ni nos désirs de remonter le fleuve des convictions libertaires et patates de couilles incendiées.

Publié par lorca à 20:49:49 dans montestaure | Commentaires (0) |

Aimer c'était hier foutrement.... | 20 novembre 2009

Aimer c'était hier foutrement déchiré

les dispersions de montre dans le col de la nuit

les moteurs étouffés et les retranchements

les petites voiries sur le dos du vagin

les nappes débarrassées des couverts usés

Aimer c'était hier dispersion des sémaphores mutilés

des lettres refluantes par la bouche trouée

du corps en expédients sous la main crevassée

des blessures diligentes creusées sous les draps noirs

des trous en écumoirs où la chair se consume

Aimer c'était hier trois heures après que le silence dort je témoigne d'un ban par acclamation de mes peurs.

Publié par lorca à 18:53:29 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















oh les yeux....

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