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Un tenez moi vaut mieux.... | 19 novembre 2009

Un tenez moi vaut mieux que deux tiens toi bien

et un tentes moi vaut bien trois tu me tiens par la pulche

le désir n'étant pas une soute à bagage ni même un air de rien

il convient d'agréer l'élan du corps comme énergie à décompenser sa libido

quant à conclure sur la pulche nous dirons avec le propheet " il ne sert point de trousser le précis érotique tant sa hâte à entrer dans le vif spirituel de l'objet évoqué annule toutes les tentations d'y gouter." 

Publié par lorca à 12:16:20 dans montestaure | Commentaires (0) |

La pluie dégrafe le ciel.... | 18 novembre 2009

La pluie dégrafe le ciel

entends tu geindre les murs de la chambre occluse

le ciel se change en tripes atmosphériques

entends tu le petit cri vagir hors le corps retourné

les tripes atmosphériques charrient des larmes de séléniens

entends tu les morsures entrer dans le vif de la guerre

les larmes de séléniens repeignent l'horizon par l'est l'éculé

entends tu le froissement du phalle au bord du précipice

le froissement du phalle emballe les moteurs de la chair

entends tu l'est l'éculé gratter à la porte des anubis éclairés

entends tu par ma voix de café les mots qui te distinguent parmi les femmes aimées

entends tu le feulement du miroir que ton nu absout de ses musées

entends tu la mémoire des amants redire ses plis amers

entends tu les femmes aimées manger de l'ange et du siphon

entends tu ma voix de café alourdir encore les creux de viandes dans le corps secondaire

entends tu la mémoire des amants feindre de n'être qu'illusion.

Publié par lorca à 19:52:11 dans montestaure | Commentaires (0) |

Aimes-tu ma main en crapette.... | 18 novembre 2009

Aimes-tu ma main en crapette sur tes yeux qui ne voient que par le jouet toussé après l'amour?

Aimes-tu mourir à l'aube des consentements alors que la nuit éjaculée reflue dans son étui?

Aimes-tu ton soleil de femme orthographié soley?

Aimes tu l'ongle de mon pouce vissé sur ton anubis et dissertant ainsi avec les flots de ton ventre?

Aimes-tu mes phalanges d'autour lorsqu'elles cadenassent ta vulve que précipite l'énergie du violon?

Aimes-tu ton soleil d'homme orthographié soley?

Aimes-tu le rouge sur mes lèvres acides lorsqu'elles sucent les trottoirs de la ville et ton sein aplati?

Aimes-tu entrer dans le phare de mes cuisses intérieures et prononcer le nom des fleurs habiles?

Aimes-tu ton soleil de femme orthographié soley?

Aimes-tu rebondir après les nuits décarrossables où se mouvoir sur ta peau est une impossible inversion des roues?

Aimes-tu le souffle exécuté par ma bouche lorsque tes dents directives crachent une moitié de clef?

Aimes-tu ton soleil d'homme orthographié soley?

Aimes-tu croire à l'idée que l'amour est une farce bercée de mots ivres lorsqu'ils se noient?

Aimes-tu te faire à l'idée d'une solitude prolongée avec pour miroir les ailes d'un oiseau noir?

Aimes-tu ton soleil de femme orthographié soley?

Aimes-tu que la table desservie le soit comme un effondrement de la conscience délabrée?

Aimes-tu qu'à l'heure du thé les cinq heures s'ébruitent de silences écumants et de langues coupées?

Aimes-tu ton soleil d'homme orthographié soley?

Aimes-tu la petite grille de peau moite posée comme une greffe au sirop sur ton anus écussonné?

Aimes-tu la marque de mes baisers sur ta montre qui épie la porte?

Aimes-tu ton soleil de femme orthographié soley?

Aimes-tu la conclusion cursive posée là telle la chute d'un corps animé de regrets?

Aimerais-tu que l'encre se souvienne de toi comme un  cadavre de dialectique?

 

Publié par lorca à 14:45:54 dans montestaure | Commentaires (0) |

Crise au bois dormant.... | 17 novembre 2009

Crise au bois dormant 

Les principes du sommeil sont bafoués

La belle se sent si lasse sur sa planche de ronces

Et ses servants retors comme des horloges dénutries s'empressent d'y toucher

Dormir n'est pas de mise

Sous les banians farceurs elle se tortille en équerre 

Elle s'agite sous sa capuche d'effarouchée privé de songes

Quant à l'intendance elle se taupe sur la chair de l'icelle dégarnie 

Un prince d'occasion cherchant des hallucinogènes sous les brandes et autres calumets

S'avise de l'esseulée sur son caillebotis d'humus et de mains balladeuses

Son épée défouraille et sa dague main gauche

Il coupe retranche soustrait amoindrit les gueusés qui pour les uns coupés et les autres hurlants dans les bois dormants

A l'heure de la rencontre sur les à vifs d'organes de têtes et de sanglants

La belle et le prince s'envoient en l'air de rien par le chemin qui mène au resserrement des intentions.

 

Publié par lorca à 12:57:53 dans montestaure | Commentaires (0) |

Tu pars pourquoi tu pars..... | 16 novembre 2009

Tu pars pourquoi tu pars avec tes cérémonials de valise mal fringuée

Avec tes sources sûres tes certains et tes doubles de clefs

Tu pars pourquoi tu pars à cheval sur une chaise sans dossier 

Avec l'assiette des après midi de thé où le gâteau avait brûlé

Tu pars pourquoi tu pars le grand rêve d'aimer le sapajou

Avec tes remontrants tes dictées et mes fautes grammaticales

Tu pars pourquoi tu pars avec ta planche de salut qui prend le train ce soir

Avec tes pas qui escaladent mon iceberg dis tu en me tâtonnant du bout de la paume

Tu pars pourquoi tu pars j'ai tracé une esquisse de sucre sur le rêve de mon âme

Avec tes doigts en bout de ligne d'horizon j'ai apprécié de te servir

Tu pars pourquoi tu pars le repas est indigne il souffre d'abrutir la chambre

Avec tes mots en saladier qui ouvrent la fenêtre et jettent le petit chou brûlé

Tu pars pourquoi tu pars couverte pour l'hiver alors qu'été se tranche la gorge

Avec le chant de l'oiseau méridien que nos siestes ont rendu fou

Tu pars pourquoi tu pars au midi de la dernière lecture s'oubliant dans le verre des vocalises d'alcool

Avec tes défigurations de la lumière où je puise les quelques secondes qui me restent de miroir.

 

Publié par lorca à 19:26:24 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















oh les yeux....

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