Publié par lorca à 18:18:45 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par lorca à 15:02:27 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Pourpre ton étui flambant neuf
Ta merise chuintante pleine d'huile
Ton gousset rénové après la dernière charge de meubles
Ta taupe écarlate sous abri d'autobus
Ton rateau édenté qui fleure la tourbe de testiques
Ta couronne sédentaire pleine des satins de la nuit
Ton cartable à la charge d'étude de langue
Ta soupière élastique massée sur un plan vertical
Ton ardente buisonnerie chaumée sous le blond de l'été
Ta galerie des anneaux obscures et giboyeux
Ton saint siège des épissures de palpes
Ta vulpe agigotée sous le grand doigt crapaudin.
Publié par lorca à 20:26:51 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Tu dors avec l'ambition de grandir
De tremper ta jauge spirituelle dans le jus de l'histoire qui ne renonce pas à oublier
De te défaire de tes affres intimes qui te broient
Tu dors avec le corps d'un homme si las
D'un homme qui révère tes formes et méprise ton esprit
D'un homme creux qu'annule les heures distantes d'où tu le regarde s'effacer
Tu dors comme abrasée par la violence de l'instant où la nudité est une abjecte soustraction
Nue contre lui tu patines sous les draps
Nue contre lui tu rejettes les anciennes greffes de peaux
Nue contre lui tu rampes au bord de l'hiver
Nue contre lui tu replies ta chair que ses mains cherchent en vain à offrir en spectacle à ses repas
Tu dormiras bientôt libre de tes matins.
Publié par lorca à 16:41:29 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Tout l'hiver nivéal ne saurait agréger les idées folles d'un homme en transit pour l'absurde et le voici en tentacules défiant l'horloge et le hérisson avec ses fleurs consommées par l'hiver à peine vertes que les rougeurs frismatiques les empruntent aux bleus des assassinats de glace passé l'orge liquide place aux gelées et aux canalisations tranchées le chauffage qui ne ment point tant va l'homme aux fleurs glacées que la récipiendaire du bouquet académique avec palmes et autres feuilles d'érables qu'un sirop furtif ne saurait rendre plus digestif après le diner ca calme plus que la parlote des érudits qui n'aiment pas les dimanches avec les morts parce que vivre est une épreuve d'écriture malade sans rajouter du cercueil aux dominicaux d'ennui du cadavre de fleurs aux épreuves à corriger je me rends au rendez vous de l'hiver avec des songes dans les mains et une fleur bleue de froid qui ne craind ni l'eau ni l'encens des tombes que l'hiver nivéal fleurit avec ses bandes rugueuses de pétales polies à la mine d'ambre et au crayon des précipices.
Publié par lorca à 19:27:26 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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