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La parole se gélifie.... | 02 novembre 2009

La parole se gélifie

Tu retournes au porte-manteau

La parole se dégraffe

Je singe la mystique du lit

La parole s'abuse

Tu piétines les livres d'archéologie intime

La parole se plastique

Je saute les étapes de la sainte séparation des corps

La parole s'escrime

Tu ne crainds pas de déchirer le ciel gavé de bleu

La parole s'étouffe

Je surmène la tempête de mots toxiques

La parole s'étrangle

Tu bénis l'à vau -l'eau de distraire la pendule

La parole s'ébruite

Je me clos torpillé par le gond qui se tord

La parole s'éteint

Tu es le temps qui passe son usure et son blanc.

 

Publié par lorca à 11:33:55 dans montestaure | Commentaires (0) |

Mirliflonne toute en besace... | 31 octobre 2009

Mirliflonne toute en besace de joues et de pain sur les lèvres baisées

Piéton sur tes épaules je traverse les longs couloirs de peaux qui mènent à ton anubis

Par deux fois je trébuche par deux fois je suce le marbre de ton coude

Par deux fois je dépose ma langue sur ton tréflier ouvert

Qu'en sera t'il du trait épuré de la verticale sanguine

La marche de l'apprenti gagne en expérience je me commet en ascencion

Grattage des heures douces je signale un index dans la vulve d'autour

Par deux fois pénétrée avant que pluie inonde l'outre des retours d'océan

Par deux fois s'incluant les poulpes en goutelettes de lait

Mirliflonne toute en élastique des aubaines de jouis  en gigognes agitées.

 

 

Publié par lorca à 20:43:16 dans montestaure | Commentaires (0) |

Tu me délivres de l'ordre sévère.... | 31 octobre 2009

Tu me délivres de l'ordre sévère d'aimer

Rien ne nous aura comblé sauf le pastiche des corps noyés sur le lit

Rien ne nous aura perpétué rien d'une douceur de la mémoire qui s'éteint

Tu me délivres de l'ordre sévère d'aimer

L'arbre te souviens tu celui des appesanteurs sous le ciel moiré chargé d'écume

L'arbre des douces convenances disions nous au soir de notre convergence

Tu me délivres de l'ordre sévère d'aimer

L'écorce la peau carressée la rugosité de l'air sous le vent pétri de silence

Nous avions sermenté un peu sous nos yeux fléchis par crépuscule l'intendant grave de nos mots

Tu me délivres de l'ordre sévère d'aimer

La nuit avait glissé à l'intérieur de l'arbre notre émoi tentaculaire

La nuit nous en fûmes les auteurs troubles hachés par la tentation de s'y engloutir

Tu me délivres de l'ordre sévère d'aimer

Le temps a figé ses longues passerelles sur lesquelles nous avons tant ourdi notre désir de se parfaire

Nous n'avons rien appris de l'arbre rien ne nous auras transmis ses carrefours

A l'heure des voix qui se taisent et des chevets inhabités

Tu me délivres de l'ordre sévère d'aimer.

 

 

Publié par lorca à 15:22:58 dans montestaure | Commentaires (0) |

René se bourre le pif..... | 30 octobre 2009

René se bourre le pif d'anthrax panse les plaies de joe le chien méphitique ouvre une boite de cougar décachette du six stars vole dans les plumes du fauteuil des pouvoirs fécaux glisse dans la souillarde en quête de paté ouvre sa bonde pour y encogner un vieux négrita mange ses plis détruis à la louche un vol d'oiseaux tapissiers sodomonte le lémure en chef poinconneur de tickets fais le tour de la terre cogne dans le gras des livres renifle du vieux papes se jette dans les cagoinces tire la chasse de picre entre en  joe le chien méphitique mange ses tire-jus avale des poubelles gerbe du petit violet se gratte l'os de devant merdoie dans la cosmogenèse de ses liquides allume des petits thons en boite vrille des cous de vieilles virtuelles soupe ce soir avec son chien.

Publié par lorca à 20:31:55 dans montestaure | Commentaires (0) |

Tu tires le lit.... | 30 octobre 2009

Tu tires le lit dans la tranchée

Tu déposes les draps dans le sac à viande

Tu lèches la plaie de ton vif

Tu replies les cuisses coinceuses de la mite lunaire

Tu remues les hanches comme soupe tremblée

Tu repoivres la nuit qui se tapisse d'étoffe peau de foune

Tu repasses par le réveil l'appel des escaliers

Tu souffles par bordées et salves soufrées

Tu titubes sur le pucier forte de tes aimants

Tu entres dans l'instant de départ je ploie sur la fenêtre.

 

 

Publié par lorca à 20:16:25 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















oh les yeux....

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