Tu l'as vu, dis tu l'as vu la dernière mer se retirer sous l'effraie des oiseaux déjantés
Tu l'as vu, dis tu l'as pas vu le dernier ozone dans son cercueil de papier buvard
Agitation agitation morve sous le nez je prends la poudre d'escampette par le chemin qui mène au sommet de la montagne des quatre fers à vapeur
Tu l'as vu, dis tu l'as vu ce passager de la lune rouquine avec ses soifs de pope et ses intransigeances de pute
Tu l'as vu, dis tu l'as pas vu le métreur mécanique assis sur le pays des morts par la nuque
Enervation énervation à la surface des foutues recherches de mai lorsqu'octobre s'ennuie à mourir dans le giron des libéraux identitaires
Tu l'as vu, dis tu l'as vu le village devenu ville devenue boucan de cadavres devenu merde j'ai rendu mon repas de jungle
Tu l'as vu, dis tu l'as pas vu mon dé à coudre j'ai le croquant qui fuit vite une épissure sur le foie malade de l'icelui le bougé des défonces monsieur
Atomation atomation des corps à linge dans les plis du roi de l'étoffe prise en étau entre le club des cinq en embuscade et les sectateurs d'abraham ce petit fouteur de merde
Tu l'as vu, dis tu l'a vu la misère dessinée en rondelle sur le visage de l'enfant des sacrifices
Tu l'as vu, dis tu l'as pas vu, le dès potron minet de cercueils qui demain matin fuieront les hommes habillés comme des syllabes de mort.
Publié par lorca à 19:49:33 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Tu penches un peu la tête devinée douloureuse
Au moment d'un thé silencieux qui rampe sur la montre
Se taire nourrir le vent
Ignorer le mensonge vite partir
Je penches un peu la tête devinée douloureuse
Au moment du vertige que la porte ressasse
Aller et fondre sur la peur
Mourir quelques secondes tes pas dans l'escalier.
Publié par lorca à 19:13:18 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
J'en appelle à l'amante libertaire à la grue sur son cintre électrique
J'en appelle au rêve concupisce au sexes gradués sur le meuble
J'en appelle à la tentation des creux à la clef qui se gausse du lit
J'en appelle à la chatte brûlante à la mécanique des fluides
J'en appelle à l'ombre peau de rate au descellement du tabou
J'en appelle à l'irrévérence des nuits à la succube en entrechats
J'en appelle au soupir au vagir au dormir des jouissons et des nombres.
Publié par lorca à 18:06:21 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Tout le long de ton corps assoupi des mains réversibles s'épuisent à te donner du son
Ne gémit ni ne rit
Tu retournes soudainement un fagot de phalanges elles plongent dans le lit
Ne gémit ni ne rit
Tu fouis dans les draps désensibilisés mollement concernée par la matière
Ne gémit ni ne rit
Tu t'allonges à revers renversée derrière moi cet autre ignorant de la pose
Ne gémit ni ne rit
Tu chutes raisonnablement en fuitant vers le noir de l'armoire
Ne gémit ni ne rit
Tu t'habilles en mercenaire de la chambre tu toises la matière que je suis
Ne gémit ni ne rit
Tu pars tout en émiettement je tranche dans l'augure de la nuit.
Publié par lorca à 14:59:11 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
La poésie ouais pour quel projet social
L'écritaille à poisson ouais pour quelle énergie commune
L'étalage des mots ouais pour quel bordel fondateur
La nuit chevette à manuscrire ouais grosse ficelle étranglée
Le papier virtuel ouais à peine respirée par deux trois lectures
La soupière bloggée ouais je me pose sur tes lèvres.
Publié par lorca à 23:04:49 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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