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Elle tord le drap..... | 26 septembre 2009

Elle tord le drap déchaîne le ventre qui se meuble de membres élastiques

Quant à l'armoire elle se souvient

Elle abonde de cette eau sucrée lachée sur les épaules intermittentes

Quant à la chaise elle se trousse

Elle charrie des odeurs d'ambre un homme passant sous ses doigts

Quant au chevet il prénomme un bâteau

Elle enveloppe le papier buvard de ses reins à l'ancrage de la verge

Quant au livre il sécrête une fleur d'acacia

Elle entre dans l'esprit du fleuve blanc sa détermination à jouir

Quant au mot il éclaire la signature des os

Elle glisse sous le corps en équerre et clos sa vulve abondante.

 

Publié par lorca à 15:34:30 dans montestaure | Commentaires (0) |

Cherche midi.... | 24 septembre 2009

Cherche midi ,trouve le soir, je me pâvane sous les étoiles enrhumées qui traînent de la blanche bleue et de la bleue soporifique

Je déneige autour de la queue d'Alclépios la girouette des amas de nénuphars ,elle me toise de son ongle tétu

Je m'abstiens de la renifler, je joue dans ses abats au creux d'un ventre amnésique, mère stellaire

Le trou frigide qui me regarde est un port creusé dans l'assiette du barde élastique, il ne renonce pas à la démesure des sirènes

Il tangue et dans sa  gite il accompagne le dernier chant ondin que ses lèvres balbutient,  Asclépios des gouvernails soupirés

Cherche midi, chute dans la nuit des siphonneurs de lits, les draps rétablis dans leurs corps et les corps qui se meuvent entre poissons électriques, sexes en toupies sur les doigts gelés de l'appeau l'homme et images fantasmées d'une femme noctambule qui frotte des couleurs sur la peau du réveil qui se tait.

Publié par lorca à 20:16:54 dans montestaure | Commentaires (0) |

Tu observes la calcination.... | 22 septembre 2009

Tu observes la calcination des visages

Epandage des formes liquides

En secret une fleur sous jacente violente le regard.

 

La pièce se nourrit de l'absence de la buveuse d'eau

Elle a quitté le monde des grandes cataractes

Tu voudrais boire aux lèvres précisées, elles se sont tues dans le verre fluvial.

 

Le livre du renoncement appelle tes murmures

Tu déroules les pages en buvant l'or d'une absinthe brûlante

Le siècle se fait jour et avec lui la guerre.

 

Tu marches comme en prison délié de ton corps

Tu voudrais regagner le territoire des hommes aux clefs

Tu ne sais que maudire le lit pieu qui te prie de mourir.

 

La tentation d'écrire autour des fleurs brûlées

L'expérience du cri alors que les flammes rongent le coeur de l'iris

La poésie n'aura t'elle pas trahie le poète? Il n'en écrira rien.

 

 

Publié par lorca à 13:20:00 dans montestaure | Commentaires (0) |

Je soupire sur la décapitation.... | 22 septembre 2009

Je soupire sur la décapitation des masques, ils ont traversé le pont des spleens et des retours de guerre,

Ils ont marché entre les jardins déchirés et les bulbes d'hiver asphyxiés sous le gaz

Je respire comme l'automate des montées au front

La prise d'éther soulage des tortures de la bataille

La boue fasconne le culte de l'immobilité, les hommes en épouvantail

Ils ont reniflé les moutardes étouffantes, pétris d'eux mêmes, ressassés par les tonnantes catastrophes

Je soupe dans le broc de sang et d'os rompus, ils ont penché la tête et se sont éteints un à un, masques mortuaires dans l'emprise des tranchées.

Publié par lorca à 09:22:40 dans montestaure | Commentaires (0) |

Si abrutir norme ma pensée.... | 19 septembre 2009

Si abrutir norme ma pensée je consens à rire dépassé par le rire

Si le verbe assombrir crache des tiroirs et des plinthes je me défais de mes photographies de soles

Si croupir les timbres postillons cravache vers le sud je croise le fer à vapeur avec le Géant-Gourd

Si tenir entre ses mains l'objet de son amour arrive à terme de baisers je fouette les avenues ouvertes comme des gués

Si mentir se gausse de ne souffrir les vivants je plaind les morts de n'être pas venus

Si mourir est un trait de plume je prêche les théories du fossoyeur afin de n'être que son pupitre.

Publié par lorca à 21:07:15 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















oh les yeux....

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