Elle tord le drap déchaîne le ventre qui se meuble de membres élastiques
Quant à l'armoire elle se souvient
Elle abonde de cette eau sucrée lachée sur les épaules intermittentes
Quant à la chaise elle se trousse
Elle charrie des odeurs d'ambre un homme passant sous ses doigts
Quant au chevet il prénomme un bâteau
Elle enveloppe le papier buvard de ses reins à l'ancrage de la verge
Quant au livre il sécrête une fleur d'acacia
Elle entre dans l'esprit du fleuve blanc sa détermination à jouir
Quant au mot il éclaire la signature des os
Elle glisse sous le corps en équerre et clos sa vulve abondante.
Publié par lorca à 15:34:30 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Cherche midi ,trouve le soir, je me pâvane sous les étoiles enrhumées qui traînent de la blanche bleue et de la bleue soporifique
Je déneige autour de la queue d'Alclépios la girouette des amas de nénuphars ,elle me toise de son ongle tétu
Je m'abstiens de la renifler, je joue dans ses abats au creux d'un ventre amnésique, mère stellaire
Le trou frigide qui me regarde est un port creusé dans l'assiette du barde élastique, il ne renonce pas à la démesure des sirènes
Il tangue et dans sa gite il accompagne le dernier chant ondin que ses lèvres balbutient, Asclépios des gouvernails soupirés
Cherche midi, chute dans la nuit des siphonneurs de lits, les draps rétablis dans leurs corps et les corps qui se meuvent entre poissons électriques, sexes en toupies sur les doigts gelés de l'appeau l'homme et images fantasmées d'une femme noctambule qui frotte des couleurs sur la peau du réveil qui se tait.
Publié par lorca à 20:16:54 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Tu observes la calcination des visages
Epandage des formes liquides
En secret une fleur sous jacente violente le regard.
La pièce se nourrit de l'absence de la buveuse d'eau
Elle a quitté le monde des grandes cataractes
Tu voudrais boire aux lèvres précisées, elles se sont tues dans le verre fluvial.
Le livre du renoncement appelle tes murmures
Tu déroules les pages en buvant l'or d'une absinthe brûlante
Le siècle se fait jour et avec lui la guerre.
Tu marches comme en prison délié de ton corps
Tu voudrais regagner le territoire des hommes aux clefs
Tu ne sais que maudire le lit pieu qui te prie de mourir.
La tentation d'écrire autour des fleurs brûlées
L'expérience du cri alors que les flammes rongent le coeur de l'iris
La poésie n'aura t'elle pas trahie le poète? Il n'en écrira rien.
Publié par lorca à 13:20:00 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Je soupire sur la décapitation des masques, ils ont traversé le pont des spleens et des retours de guerre,
Ils ont marché entre les jardins déchirés et les bulbes d'hiver asphyxiés sous le gaz
Je respire comme l'automate des montées au front
La prise d'éther soulage des tortures de la bataille
La boue fasconne le culte de l'immobilité, les hommes en épouvantail
Ils ont reniflé les moutardes étouffantes, pétris d'eux mêmes, ressassés par les tonnantes catastrophes
Je soupe dans le broc de sang et d'os rompus, ils ont penché la tête et se sont éteints un à un, masques mortuaires dans l'emprise des tranchées.
Publié par lorca à 09:22:40 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Si abrutir norme ma pensée je consens à rire dépassé par le rire
Si le verbe assombrir crache des tiroirs et des plinthes je me défais de mes photographies de soles
Si croupir les timbres postillons cravache vers le sud je croise le fer à vapeur avec le Géant-Gourd
Si tenir entre ses mains l'objet de son amour arrive à terme de baisers je fouette les avenues ouvertes comme des gués
Si mentir se gausse de ne souffrir les vivants je plaind les morts de n'être pas venus
Si mourir est un trait de plume je prêche les théories du fossoyeur afin de n'être que son pupitre.
Publié par lorca à 21:07:15 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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