Autant médire sur toi ton sommeil pue l'alcool
Et tes greffes de doigts entrées dans ma russule
Me violent nuit après nuit ma bouche déformée
Tu dors je me contemple fuir cet indigne sommet
Je m'étire sur les planches sans pouvoir y ramper
Alors je demeure entre tes couilles à peine bougeuses
Et tes phalanges inertes qui semblent pincer le drap
Tu charries l'étuvé d'un corps mort je m'écoeure
Autant médire sur moi je précipite mes larmes et mes sangsues.