Pourquoi le sel ici posé exsudation du corps Pourquoi ton coeur rien n'y va plus à peine un soupirail Pourquoi le lit apprivoisé le si vaste indulgent Pourquoi la nuit n'a t'elle pas faim son horizon millimétré Pourquoi la somme des horloges malades tic...
Lire la suiteTu entres en insomnie le temps d'un voyageur Par le silence à quai d'un souvenir ridé Je te vois à l'instant où tes paupières se vident N'as tu pas renoncé au massacre des heures? J'ai tant choyé ton rire jadis les incertains Venaient les entre draps...
Lire la suiteLire dans le noir je dévaste ma chambre par la parole en fourchette Le murmure condense l'oxygène autour de lui, ailleurs les murs sombrent Les rideaux imbibés de jaunes merde se raidissent , capes de morts Un tiroir plein de clefs oxydées grince soudainement,...
Lire la suiteJ'irais par les pendoirs et les mines de plumes Fouiller les corps vidés de leurs âmes toxiques Légère cendre du mort, apprendre son cercueil La marche est encore longue à la montre des vifs Les urnes se distinguent alignées dans l'allée J'irais par les...
Lire la suiteFoncier les gars, à terre, léchez les marigots, roulez vous dans la soue Achetez du pays, j'en ai un qui décante avec ses amoindris, ses morts à la machette Fêtez les grands espaces, foncier, foncier en avant, l'hectare aux fils de pute Une mare de barbotte...
Lire la suiteParmi les si bémols celui qui suppose ton con a l'attrait de l'atome Je vais prendre mon bain dans la Fuckuchima, réacteur à savons Tu demeures sous la douche nue oh tes beautés de sous-verre Je me penche avec toi dans le bocal de raie, j'y vois l'aube...
Lire la suiteUne outre encore la soif et toujours les romans Le ventre plein de lunes écloses sur le chassis des reins Boire finalement au creux de verres toxiques Creuser, creuser encore sous la mille imprudence Celle de protester lorsque les cris se taisent Trop...
Lire la suiteTas de caves insanes L'anus déplié en croix Au cran des marées d'atomes Maritimes en pli de mouette morte Penchés sur l'est l'éculé le refourgueur de nuits Frigides en instants de fellations Au bout du tube noir Le pétrole terminal les anneaux visqueux...
Lire la suiteDéfaite des consciences je marche sur le sable Une traverse nue rampe vers l'est je m'allonge pour mourir Le vent fils des tempêtes souffle ses indigences Une pierre grave le front d'un type ouvert de bas en haut Il renacle à crever, son petit message...
Lire la suiteGéant-Gourd le malotru le grand avaleur de pierres boit Au fleuve Amoudaria des centrales atomiques et du plomb de poisson Sur la banquise nord des peaux d'ours liquéfiés mange Et plus loin sur l'Aral conchie des uraniums et des vifs bicéphaux De grandes...
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