Banian, ouvres moi la porte des entrelacs de soifs, dis moi le vent-oraison
Banian, cacique dans la forêt de racines, tu sais les précipices
Je ne sais ni des spleens qui me broient ni des couteaux qui tranchent
Banian, j'ai cherché l'oiseau-martin, tu l'as vu ce matin quérir des allumettes
Banian, donnes moi la parole qui flambe et l'odeur qui guérit des foyers
Je ne sais ni des spleens ni des retours de guerre
Banian, j'ai bu le trait pur du faham et son or en galette, as tu délivré la grand-mère?
Banian, as tu délivré la vieille aux savoirs nus, la raconteresse Mascagne?
Je ne sais ni des spleens ni des avoirs d'alcool.