Bleue iliennemaronne dans l'océan indientu végétalises les reins de la montagneet le souffle alizé porte les couleurs des vents lucidesbleue si bleue large de hanchesun sourire aux lèvres tentées par l'horizon" viens, viens, viens prendre le large du monde"les pentes de ton coeur s'offrent à l'eau premièrele sel, un peu, joue sur ta langue afriqueje sais le chant des hommes d'en hautla fuite, le réceptacle de terre, la libération,je sais les appels du bancoulier serréet les hâvres sous la treille de fleurs rougesbleue iliennenoire des plus lointains de mémoirelibre, libre, oxygène sur le ventre des mouvances mascareignes.