En emportant le sel pacifié
Et remontant le nord par ses travées de morts
J'ai apaisé mes peurs et leurs retranchements
Le trésor maintes fois ressassé, l'eau, le miel
La trahison des hommes, le couteau et la plaie
Je vais suivant l'alouette, l'aiguille au méridien
Mon voyage perclus de solitude, les pierres s'en souviendront
Par elles la mémoire et par le sable déplacé le silence du vent
J'épuise ma raison, un cadavre se signe
Irais-je poindre au jour qui se lève, déterminé.