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En finir avec ce trépas manuscrit....

En finir avec ce trépas manuscrit ces traces d'encre moribondes

Ces coups de papier ascenseur privé d'oxygène 

Je me range sur l'étagère des livres où je contemplerais le vide qui me surplombe

Disant avec Francis Meredeeth "Je n'ai pas sauvé le monde je n'ai pas refermé ses blessures je n'ai pas aimé parfaitement mais j'ai ouvert la voie aux oies cendrées dans le ciel de mon coeur"

J'ai appelé toutes les aimées de l'histoire

J'ai appelé tous les aimés du siècle

J'ai appelé les vaincus au chevet de la poussière 

Les rapiécées pendues aux épreuves de cuisine que le bout de table écoeure

Les enclumés battus en brèche par le plomb des jours sans coït

Les morcelées en bataille de dés jetées par pelletée dans la cave des soupirants

Les solaires magnifiés par l'appendice d'un baiser crayonné à la hâte sur un morceau de dent

Les racoleuses d'entre les couloirs celles dont les mots sont des aimants pitoyables

Les prières de ne pas y coller son frein car ils n'aiment que le sperme jeté de haut

Les métronomes de la séduction qui oeuvrent avec leurs yeux aux larmes d'anubis

Les garçons d'établis courbés sur le halage des femmes suspendues à leur coeur

Les filles percluses de doute quant au raisonnement sain de leurs chevaux de trait

Les chanteurs de rue les Romeo addicts au pouvoir les blanchisseurs de mensonge

Les rêveurs sur hanches sucrées les suceurs de vulpe rebondies les grands taupiers fragiles

Les douces outragées les compagnes du vent et des seins de garçons

Les tamiseurs d'éponge sur le trait dévoilé les servants croupetés au dessus des voilages

Les moussues sucre d'orge aux lèvres détrempées les plaisantes outrées

Les taquines fermentées les taquins au fromage 

Les meneuses de revue chaste les médaillés de chez l'Abstinent 

Celles dont on ne sait les colères et les peurs les mères qui ont vaincu

Celles humiliées qui sont passées de saisons en saisons malgré la mécanique des hommes

Celles qui ont couru les mondes spirituels fourbus 

Les parolières du temps instable les diseuses médianes et révolutionnaires.

 

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