Frêre renié des foudres
Passeur trouble des gués effondrés
Horloger des rotations de pierres
Intendant des concerts célestes puissamment endormis à l'heure des ruts finaux
Qu'ajouter à ta peine, des fonctions de pélerin doctrinaire?
Inutile de rompre les sévices du temps, tu marches comme en prison
Et tyran sur la terre corrompue tu gaves les mourants de tes cendres prostreuses
Frêre abandonné par l'épaule du vent pué
Moteur des migrations aveugles
Econome des morts et si peu des vivants
Que redire en ces lieux de césure, ton chagrin de tueur?
Inutile de maudire la trace des hommes, tu exiges un massacre
Rendu fou à la boue qui couvre tes épaules tu chancelles et te rompt sur le livre des nuits.