Hiver de mer sous le tronc tropical, je songe sous le banian
Alizé parmi les arbres bleux ondule en cisaillant les pierres de la ravine
Je ploie encore sous les lianes de l'arbre aux bassins chlorophylles
Je m'endors, dors après moi tout au long de ce désir de paix
Crayonnés par le sel craché par l'océan, mon rêve s'affaiblit
Ses estuaires se ferment, ses remparts saignent sur le versant écrit
Ma main pose un ancre sur le dos du volcan, je désire
Enfin chant et couleurs, éternité du songe sur la chair de l'île.