Il est dit que le fond du jardin récèle des cadavres en paravent aux vivants
des conscrits de la mort qui occupent l'espace de nos chuchotements
il est dit que le rêve de vivre s'en va
qu'il accomplit les jours et les nuits dans l'escalier exténué
où nous dévissons pleins de ces rêves primitifs qui accompagnent nos enfances immortelles
La mort est incertaine sous son transept de doigts
elle prend l'odeur des caves et des vieux livres lorsque l'horloge rit
elle appelle à la raison
elle fait silence dans le jardin en ouvrant son tombeau au paria de la vie.
Je voudrais vivre ses attentes
savoir pour mourir avec élan.