J'ai deux amis
L'un pour l'hiver qui trame sur les culs son futur lit de mort
L'autre pour l'été qui désosse le vent tout en campagnolage
J'ai deux amis
L'un dont le hâvre est une perpétuité de désirs fourragés
L'autre le balancier qui rêve de se fondre dans un cône de peaux
J'ai deux amis
L'un est un savant qui traîne ses ampoules au champs des suppliciés
L'autre sous sa minerve tripote des couteaux dans la douve puée
J'ai deux amis
L'un l'autre se piétinent à la sortie du phare.