Je marche à la marge de ton sourire périscopique
celui qui voit par l'éclat de sa beauté
celui qui ne recule pas sous l'arche de cadavres estampillés amants éconduits
celui qui tait les certitudes et sait les fragiles hésitations du corps
Je marche au bord de ton visage désiré peau de baisers
il lampionne la ville des hommes qui écument en marchandant leurs offres de caresses
je marche à la dérive sur ton ventre ourlé de pluie
tu tâtonnes dans la ville hésitante et escarpements sonores
tu fais tomber un oeil sur la chaussée il roule aux pieds d'un accordéoniste
tu te signes borgne de tes silences
je marche à l'envers de toi autour d'un monde de soupirs qu'exagère ma ration de pain
sourire en convergence tout en famine de regards obliques
Qui rendent celle qui voit par dessus l'homme plus troublante étranglée par la longueur de ses absences.