Je t'écris du désert ancestral posé sur le soleil Zô le Regard
As tu lu mes derniers rêves, mes dernières influences de pierre?
As tu aimé mes rires brûlés et leur teneur en sel ?
Je t'écris de la pièce immobile où les masques se taisent
Je t'ai accompagné dans l'espace dissous, ses éclaircies aussi
Tes pas ô ton sourire, ta patiente promenade, les mots étaminés
Nous allons vers le livre consenti, ardemment la parole des mots
L'après lecture se fige, et bientôt dissoute dans la violence supposée
Je suis le cher auteur qui ne sait pas trahir et ni même se taire
Je passe tout en quiétude et m'éloigne par l'oeil de l'astrolabe
Ami d'un jour, à jamais souvenir de tes clairs et sens.