Je t'écris sous la forme intrépide des "Chroniques de l'extinction des feux ", je n'ai pas froid au membre vois tu, ainsi ne vois tu pas les cadavres de cendriers qui jalonnent ma nuit, tout comme le suif qui encombre ma bouche et qui, séculaire horloge des méprises, m'a fait homme de silences et narrateur des murs. Dire que les "Chroniques de l'extinction des feux" est une oeuvre de disparition m'apparait à la fois tétue comme dents sur la pomme d'adam du gourou bleu, à la fois prémice de remords tant j'ai vécu à rebours de mes convictions les plus intimes, à la fois comme mensonge parce qu'écrire se farde d'encre sous les incendies décisifs de la vie.
Je t'écris au soir d'ameublement, de résorption de la souffrance, des en deca du doute qui lamine le fabricateur d'aventures que je fus. Les "Chroniques de l'extinction des feux" prennent leur essort d'oeuvre cryogène, deux yeux suffisent à l'expansion du froid, une respiration pour souffle, une veine pleine de sang qui irait comme un drain de syllabes désorientées mais si stupides car avides du pouvoir de convaincre.
Je t'écris parcqu'écrire m'est sauf, le linéaire de vie, l'emprisonnement des incertains à être, l'écrire comme si les "Chroniques de l'extinction des feux" avait pour ressort le genre mortel du désir.