Je t'fous les rêves en équerre, les cartes abattues qui coincent en bord de rues
Elles quémandent du trêfle pendant que je m'habille de pelagre et de thon
Je m'bouffe les bogues et leurs carapaçons, les quilles se déhanchent et s'arrosent de jus
Viennent les beaux garçons, ceux de la citadelle, ils mâchent des serpettes et des livres de cul
Ils en arrivent d'autres par le train à gros sel, le transport de troupes
Je m'planque à l'heure des tartiflettes, la mandoline joue son ténor de rabots
Un chat soporifique endort une ficelle, les branleurs de l'heure pile le baldingue sous les crocs d'une truie
Viennent les beaux garçons, ceux de la contrescarpe qui bougent avec leurs couilles
La lune vient à passer alors qu'une lueur tranche net le pied d'une vitole
Je fume délabré, libéré de mes peurs, le monde tourne au fou et à la perception
Un tourniquet andin, une verte liquide, un doigt d'hémoglobine, une passe par la dent dure du con
Mes éthers reniflés je quitte le fromage où marchent les garçons pleins d'azur et d'anus.