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21.05.2010
…
Par lorca1
L'habité, le tiers d'homme, je suis ton passereau
Je ne sais pas ouvrir ni fermer, je ne sais pas demeurer
Outre les magmas de sang et les tas spirituels
Je m'enchenille dans les tubes organiques
Je me cache dans les poches d'un géant sociable
Ils me disent de me taire, de cesser l'écriture des anéantis
Ils me disent d'aimer là où aimer est un calvaire
L'habité, le tiers homme, je suis ton chanvre et ton ruisseau
Pour l'habit des funérailles et pour le radeau incertain d'ossements
Je m'absente un instant de ma féodalité, je pue du crâne
Je délaisse la rue qui sonne l'heure des roses avariées
Je me cache dans le livre des nuits, celui qui déjuge les moralistes ailées
Ils me disent de me taire, j'achève de me dissoudre dans le marbre du temps
Ils me disent d'aimer là où aimer est une farce.
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