La nuit crache des chiens et des pets de lémures
Je vais en contrition par le chemin des vers, aucun ne sait louer
Ne sait louer la vie sauf à gémir dans le placard de langues coupées
J'étale mes lentilles, la dernière récolte
Suffiront elles à préserver la paix?
Les repas monstrueux seront ils des disettes de sang?
Les affamés du soir ombrent la maison
Des os cassés piègent la longueur du couloir
Je n'ose m'évader et encore une fois, prière pénitentiaire
Je lance une lentille aussitôt avalée, une faim de mouroir
Puis comme à toute les heures noires et cuisson des rires
Je m'élance à corps terreur dans le vide des nuits.