La nuit se gante d'eau les averses d'hiver
L'île en quantité perméable au désir
A quatre mains sur le Morne ses pierres en équilibre
Tu caresses la terre créole nos ivresses
Je puise des scories sur le dos du volcan le fou
L'avalasse noit la ravine d'en bas les fleurs jaunes
Où que naitra l'enfant il nagera sur l'onde
Sur la mer possessive se diluent les regards
Océan océan par l'Inde figurée et l'Afrique des cafres
Murmure d'un oiseau vie dont tu sais les secrets
J'embrasse ton corps nu roulé sous le banian
Tu joues avec les lianes et les bateaux de pêche
Je voudrais quérir la fleur palétuvienne la baiser
O combien te narrer sous la source Dimitile
La pluie glisse vers l'ouest tu demeures une soif
Je bois à ta rivière meurtrie tu es noire sur l'histoire
La nuit se gante d'eau les averses d'hiver.