La pluie dégrafe le ciel
entends tu geindre les murs de la chambre occluse
le ciel se change en tripes atmosphériques
entends tu le petit cri vagir hors le corps retourné
les tripes atmosphériques charrient des larmes de séléniens
entends tu les morsures entrer dans le vif de la guerre
les larmes de séléniens repeignent l'horizon par l'est l'éculé
entends tu le froissement du phalle au bord du précipice
le froissement du phalle emballe les moteurs de la chair
entends tu l'est l'éculé gratter à la porte des anubis éclairés
entends tu par ma voix de café les mots qui te distinguent parmi les femmes aimées
entends tu le feulement du miroir que ton nu absout de ses musées
entends tu la mémoire des amants redire ses plis amers
entends tu les femmes aimées manger de l'ange et du siphon
entends tu ma voix de café alourdir encore les creux de viandes dans le corps secondaire
entends tu la mémoire des amants feindre de n'être qu'illusion.