Le silence tétanise la nuit, tu portes en toi les deux sévices du remord
L'un aura brisé ta psyché enivrée de tes masques
L'autre est en fuite vainement contrit par la marque des larmes
Le silence humilie la chambre déshabitée, tu humectes un mouchoir sale
Ne pas maudire la nuit, celle qui passe et celle qui viendra bientôt
Ne pas allonger le pas dans la pièce, asseoir la catastrophe
Le silence au grè du verre vide, tu lèches la dernière goutte d'eau.