Les jours fondent, vieillesse des horloges..............Tu vas sur le trait bleu qui mène aux étoiles et elles chavirent avec toi, exténuées.............Je vais avec toi ployant corps et esprit, tétu comme l'encre dégauchie qui pèse sur le papier.........Les nuits ivres boivent l'alcool aux tempes de la pierre remuée, celle qui dicte les fondements de la mort rapprochée.............Tu vas sans bruit, irrépressible mutisme sous le toit arraché par la pluie.........Je marche dans ton dos, carresse aux épaules triangulaires et abandon des illusions......L'aurore tranche sur la violence des mots, la paix clairvoyante de l'homme en fin de quai.