Mère matrice ton cri à travers les volets
Ton acheminement de soupe offerte au bas du lit
Ta raison écrémée puissante de valeurs
Tu soupires sous l'effort des nouveaux nés du jour
Tu entends les cisailles qui crochent dans la viande
Je ramasse à la hâte les tripes de mon âme
Je sais qu'à l'univers tu réponds par tes bras
Là où je demeure le clerc insipide des livres
Mère qui sait les moments de distance et les temps de caresses
Mère absolue et contrite universelle et condamnée
Tu ramasses le bois pour animer la cuisine d'un feu
Je fouille dans les cendres du dernier des repas les restes d'un ossement
La mansuétude à touche légère sur le ventre des hommes
Tu es morte à la guerre des autres.