Péril bleu je m'enivre sous l'ondée elle pleut l'outre marine
Tantale mon espérance dans tes arcs et l'eau qui me chavire
Je m'ouvre à vannes incrédules et au mourir des cieux
Je pleure sous le rideau de larmes mon manteau recraché
La pluie assise sur ses saphirs dévore la ville d'arbres
Je marche dans la forêt je cherche dans l'amas sourd
Je me tords en ruissellement je fouille dans la boue
Le bleu tant convoité sinistre et indigent volé à la terre
La couleur de mes yeux allongés sur la route
Lorsque tes yeux s'en vont quérir une montagne
D'une tu ne reviendras pas dire le rire des abeilles
Dès lors misérable sac de peau lambeaux gorgés d'eau
Je traverse le temps des pluies ivres des cieux défunts
Fou d'une femme fondue dans la boue des temps et des tempêtes
Péril bleu je m'endors sur les émondes des âges flots.