Rien ne pas le direchuchoter le nom de celui qui nous hanteen basse saison d'ivressele regard à ne pas y toucherseules les lèvres y plongent les yeux ferméset le verre sonde le ventre de la nuitl'alcool pénètre le ciel qui se dérideles livres sont des ossementsun ossuaire respiré par les poresla langue qui n'est pas en reste de déductionelle fait le guet sur le sucre en morceauje voudrais lire ton livreparmi les livres qui me jonchentje voudrais t'aimer comme tu m'as fuismais alors quel serait la trame de la vieun rail circum obsessionnel pour ressassement de la misère?oh non, je ne dis rienje ne chuchote que le nom du pèreainsi soit il en cet espace indescriptibleje vole je vole voleur d'âge infécondseules les lèvres ont bu aux lèvres franchieset les langues auront liées tant de mensongestant de véritéstant de confusions je te livre le pain quotidienet noir de l'encre dans la paume de ma main écritelà, le manuscrit de la vie.