Sais tu le vent mauvais accroché au bavoir du duc ébranlé?
Sais tu son vol nocturne et ses plumes brulées?
Je marche sur les brindilles d'une lande éplorée
Et la chair de l'arbre coupé jadis en tranche me revient par les pores
Sa sève sur l'oiseau dégouline en purée
Sais tu ses pattes sectionnées et son ressort de bec?
Sais tu le cadavre de rat qui lit une prière?
Je saisis une branche rincée sous la crinière du vent qui se démène
Le duc agite un livre comme appeau pour la nuit
Le sombre avant tourment ne cesse de se plaindre
Je marche sur l'oiseau dont la mort se délecte.