Soirée à la barbaque de désirs, la nuit pleine de chiens à la rincette. Des hommes chancelants ourdissent des manières de baisoirs, le verre à la renverse de bonde entre les lèvres empâtées. Les mots sont des sauvettes, des courses de virgules exténuées, des roulements de viande mise en boule et saucée par les yeux liminaires, à ras des tripes qui s'échauffent dans le vide.
Nuit à la ramasse de désirs, l'horloge remplit l'étouffoir, les hommes ivres affichent leur terme de quai ; au delà la survivance, le jour au jour de tout son poids de cordes. La solitude n'a pas de nom, elle est le flanc engloutie de la vie, les hommes bannis assourdissent le silence.