Ton réservoir treillard, ta creute liquidienne, quelques vers sur le zinc
Le boire sous le fumé des clopes qui rougissent la salle des éclopés
Tu t'allonges sous l'autre, le buveur de verte, tu abois du Mallarmé
Tu craches du sang par les plaies de ta tête, la guerre s'essuie sur toi
L'éther ce ciel entier nappe la mémoire des endormis du soir
Le trocson se dissout, tu rampes entre deux tranchées de chair révulsée
L'irrespiré, le temps d'une momie, d'une boisson jaunie sous l'échelle des morts
La poésie s'entrave au grè de tes battues derrière l'amour qui hurle
Ta verge dans le verre et ton sanglant d'absinthe
L'écrire se fait cercueil entre deux passes d'urinoir et de fleurs somptuées.