Un fossoyeur entre deux arbres rêve d'une tombe sous les feuilles
La sienne automnale
Mouvementée et toujours descellée
Mobile selon le charroiement des eaux
Boueuse verte cadavre fissuré
Piétinée par les grands animaux vieillissants aveugles
Liquide par sillons de fanges organiques
Pétrie du silence de la forêt que le vent a rendu sourde
Occluse sous les russules souterraines
Et au printemps ressurgie par ses lambeaux spongieux
Et ses os roulés sur le chemin des vifs en pause de pain.