Un homme en débandade que l'horizon recrache
Sa quantité de souffle qui s'use sous le vent
Sa course hors la ville perçue comme une fuite
Il a faim d'un quelqu'un qui ne sait pas venir
De la course des routes il sait le châtiment
Il va son train d'enfer par les cris et les chiens
Poussé par la misère nue d'un homme si ténu
Qu'à la fin il se rompt en aboyant son nom
Un fou à la ramasse se couche près de lui
Qui lui ôte la langue pour savourer l'étoile.