Vas ton fardeau de viande morte, ton talent à ramper
Les aulnes se referment sur toi, à tâtons dans la forêt sanglante
Ta plainte s'écaille au bord du précipice chanté par Goethe
Tu voudrais basculer en déclamant le "Soir des runes absolues"
Mais si las de cheminer sur la terre tu cesses de te gravir
Tu déchiffre le ciel et la langue te demeure étrangère, tu n'écris pas tu noues
Et vaincu par le temps passager de la mort tu cesses d'être le poète des voeux universels.