Voyageuse, voyageur,au passage des encres gauchèrestu viens en errance, ombre nue,tu poses un peu ton dé, la tempête déroule des harpes blanchesviens me lire, viens tremper ton doigt dans la bonde écritéedis moi les mots du silence pectoraldis moi les assassinés de ton coeurdis moi ce que ta langue habitedis moi l'entrecuisse de ta bouchevoyageur, voyageuseà la porte de ton écran célestetu viens en titubant, le vin déhiscent, la gorge pleine de doigtstes yeux, oh tes yeux qui me lisentauront ils la force de m'écrire?