Amour n'est elle pas brume dans son aura de bleus élevés dans le ciel des pâmoisons de chairs, du brouillard viendra la femme indistinctement précise de son corps
Elle marche dans la nature de son esprit, floue et réelle, animée de désirs qui ne font pas la guerre aux hommes lorsqu'eux se mouchent revanchards
Elle allume un cigare, fumeuse oh la trouvaille, elle tire sur sa vitole par le sentier des acacias qu'elle sème de baisers apprivoisés
Après le voyage vient la pause méridienne sous le soleil sans fard où elle prend l'eau dans une mare irisée de ses larmes
Amour qu'en diras tu au souvenir de ce miroir qui, par les grâces du jour des rires fusionnels, aura comblé ce visage plein de bleus soupirés
L'homme s'en va boitant sur les traces de celle dont il connait les affres et dont il se lamente au soir capitulé.