René médite sous la pluie, il rentre du trocson, fin bourré aviné, l'esprit humide et le regard intérieur vaguant sur de hauts cimetierres. René à pas comptés fait le tour du quartier comme pour marquer un territoire de solitude consentie pour mieux gueuler son amour mélé de boue grisâtre et de paniers percés qui ne vont plus au marché des grosses saucisses amandées et perclus de bas ventres puants. René est un tel dégueulasse que l'autre, son frêre , évite son pas pour marcher ailleurs, derrière les gens raisonnables. René a reçu une blessure de guerre, il s'est fait défoncer la tronche à coup de burin par l'Ernest le lémure excentrique erratique qui course les humains hommes pour les manger la nuit lorsqu'ils somnolent sous le corps de leurs femmes entretoisées. "Pleins les bourses de ces assassins merdoyants qui habitent mes nuits catatoniques"Crie René alors qu'une cornette ballade sa soeur dans une rue bondée aussi soudainement que vidée de ses livres. La lecture, ca vous requinque un mort!!!!