J'ai croqué dans ta peau d'oranger la belle sinistre
Pour abolir le sang de tes lèvres périssables
Pour que tes incisives croissent à l'envers
Et que le masque dure sur ton ravalement d'ossements
J'ai oblitéré le nez creux des douleurs féminines
Celles perspicaces qui se meuvent entre l'homme et ses pourrissements
Elles ont crié sous le doigt mou entré par ta valve séculaire
Mon coeur a pétri un peu de ce pain noir de peur
J'ai joué à n'être qu'un pitoyable temps de pluie
Ton ventre avait depuis longtemps charrié des objets morts
Mes mains s'étaient disjointes pour emporter ton eau
Rien ne reste que la porte entrebaillée domaine du corps vain.