Sous l'arbre tu déchantes
Pendu majeur que l'aube ensevelit
Le gel te fissure ainsi que l'oiseau noir
Des vrilles dans tes poches glacent tes doigts pelés
Enfant puîné au sol gratté par deux chiens bleus
Rien ne bruisse alentour la forêt se découd
L'eau sur tes yeux opales assèchent l'onde de mère
Sous l'arbre tu pleures
Le grand froid nourrit le cri désespéré
Tu te secoues en vain les marbres te dissolvent
Les heures patrie d'un silence de fou
Glissent sur ta laine en arrachant tes masques
Rien ne vient à ton sang qui cesse de couler
Tu endors le jour et avec lui un arbre glacé de mille faux.